UNE HISTOIRE DE FAMILLE



                                             LEON LOUIS ZAMBEAUX (1836-1897)

       
              
         Pourquoi j'aime la peinture, c'est très simple, grâce à lui. Vous allez comprendre.
    Et ce n'est pas une nouvelle, c'est juste la vie. Mon trisaïeul s'appelait Léon Louis Zambeaux. Il était né en 1836, vous vous doutez que je l'ai assez peu connu. 
    Mais le paradoxe, c'est qu'il est peut-être finalement celui que je connais le mieux.     
   Il vivait dans le pays tarbais berceau de la famille, ou je l'ai souvent retrouvé en pleine campagne, le matin, le soir, sous l'orage, dans la forêt, dans la montagne, au bord d'un chemin perdu. Il m'a fait visiter des villages de la région, le port de Bordeaux, m'a initié à l'école de Barbizon. 
    
  Il peignait de façon compulsive, sur tous supports, feuilles de papier ou toiles, calendriers des postes ou cartons d'emballage. II pratiquait le recyclage sans le savoir. Mais il ne peignait qu'à l'huile, la matière noble.
   
  Léon Louis s'est parfois inspiré d'autres artistes, locaux ou plus connus. J'ai un merveilleux Corot, le bain de Diane dont l'original est au musée de Bordeaux. Il ne l'a pas copié, il l'a interprété et la signature apocryphe du maitre est un clin d'œil. Il a rencontré le grand Daubigny avec lequel il a échangé. Daubigny lui a donné de précieux conseils, notamment comment peindre les feuilles des arbres, pas une par une mais "par masse". Cette initiation a été essentielle, ses tableaux représentent souvent la nature, les forêts, la campagne. 

   Il n'a pu assouvir totalement sa passion, s'est soumis aux pressions familiales et a finalement assez peu quitté sa région. Fort heureusement ses moyens financiers lui ont permis de continuer à peindre et d'assurer l'avenir de sa famille jusqu'à sa mort en 1897. Sa production a été riche, beaucoup de tableaux nous sont fort heureusement parvenus et je me propose de vous faire partager quelques-unes de ses œuvres dans ce blog au fur et à mesure de mes publications. 

      

BOUQUET DE PIVOINES 

       

                                                   LE PORT DE BORDEAUX 29 FEVRIER 1892

                                             LEON LOUIS (TERRE CUITE) 

                            


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